Le chef de file de l'UMP
a déclaré qu'il "ne céderait pas" sur le mode de désignation par les militants
du candidat à l'élection présidentielle.
Nicolas Sarkozy (Sipa)
Nicolas Sarkozy, président
de l'UMP, a annoncé samedi 10 septembre qu'il "ne céderait pas" sur le mode de
désignation du candidat soutenu par son parti à l'élection présidentielle de
2007, qui sera choisi par les militants eux-mêmes lors d'un congrès en janvier
2007. "Je ne cèderai pas. Il y aura un congrès en janvier 2007. Vous donnerez
votre opinion pour choisir celui ou celle" qui portera les couleurs de l'UMP
lors de l'élection présidentielle, a affirmé Nicolas Sarkozy, devant quelque
1.500 nouveaux adhérents de son parti qu'il a réunis à Paris. "C'est un point
auquel j'attache beaucoup d'importance. Quand on postule à l'honneur de
représenter sa famille politique dans le combat ultime qui est celui des
élections présidentielles, le moins qu'on puisse faire, le moins qu'on puisse
accepter, c'est d'avoir le courage d'assumer la concurrence, d'expliquer ce
qu'on veut et de gagner la confiance de sa famille politique", a-t-il
dit. Selon lui, "si on n'est pas capable de faire cela, alors on n'est pas
capable d'être un chef".
Soutien financier et
logistique
Plus tard, il a déclaré : "je comprends tout à fait qu'on
puisse se présenter (en 2007) en dehors du parti. Il ne s'agit pas de primaires
(à droite), mais d'une investiture. S'il y a plusieurs candidats dans le parti,
les militants votent". Ceci signifie que seul celui qui aura obtenu
l'investiture du parti bénéficiera du soutien financier et logistique de l'UMP
pour sa campagne. Nicolas Sarkozy a précisé que l'UMP comptait environ
163.000 adhérents, dont 51.000 nouveaux. C'est la neuvième fois qu'il réunit
les nouveaux adhérents depuis son accession à la tête de l'UMP, il y a près de
neuf mois, le 28 novembre 2004. "Les socialistes sont devenus les nouveaux
conservateurs, c'est la France de la glaciation", leur a-t-il dit. "Je
souhaite que nous soyons le mouvement du changement (...), de la rupture" car
"il faut une rupture profonde pour faire renaître l'espérance dans notre pays",
a également affirmé Nicolas Sarkozy.
Conventions à venir
Il
a indiqué qu'après la convention, le 7 septembre, de son parti sur la politique
économique, d'autres suivraient, sur l'Europe (23 et 24 septembre), la culture,
les problèmes de l'Education nationale... "A l'arrivée, je demanderai à tous
les adhérents de l'UMP de voter sur le projet législatif de l'UMP. Ca sera votre
projet (...) Je ne suis pas entouré d'un clan, nous ne sommes pas une secte, ce
n'est pas un club des amis de Nicolas Sarkozy. C'est une famille politique
diverse et multiple où l'on est libre et où l'on se sent respecté parce qu'on
vous demande votre opinion", a-t-il enfin affirmé. A la fin de sa
déclaration, des militants ont scandé "Sarkozy, président".