IL
FAIT DEMISSIONNER LE DEPUTE QU'IL AVAIT MIS A SA PLACE POUR LA REPRENDRE
ET PREPARER AVEC SARKOZI et
Union
pour la Majorité Présidentielle l'ELECTION DE L'UMP SARKOZI
ELECTIONS
2007
Devedjian
roule
pour Sarkozy
Le conseiller politique de
Nicolas Sarkozy affirme vouloir préparer la candidature de ce dernier à la
présidentielle de 2007.
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Patrick
Devedjian (SIPA)
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atrick Devedjian, conseiller politique
du président de l'UMP, déplore mardi le "faux-semblant" du gouvernement
Villepin et compte "rassembler les soutiens nécessaires à la candidature
de Nicolas Sarkozy" pour l'élection présidentielle de 2007.
"On a préféré les signes extérieurs du changement alors qu'en réalité, on
est dans la continuité d'une politique", estime Patrick Devedjian dans Le
Figaro, qui a quitté le gouvernement après avoir refusé le portefeuille de
l'Aménagement du territoire. "C'est un faux-semblant".
"Même s'il y a un changement de style, il (Dominique de Villepin) est dans
la continuité prudente de Jean-Pierre Raffarin", analyse le conseiller de
Nicolas Sarkozy. "Dans le domaine de l'emploi, le gouvernement va dans la
bonne direction, mais il y manque cependant un encouragement à la
croissance".
Préparation de 2007
Candidat à une élection législative partielle en septembre prochain, Patrick
Devedjian "va surtout se placer sous le signe de la préparation des
élections de 2007". "Je retourne au Parlement pour rassembler les
soutiens nécessaires à la candidature de Nicolas Sarkozy".
Ce dernier "représente un véritable espoir de renouvellement de la vie
politique, en même temps qu'un changement nécessaire de génération", juge
l'ancien ministre de l'Industrie du gouvernement Raffarin.
"Je soutiendrai le gouvernement, mais avec la volonté que l'UMP soit
davantage considérée comme une avant-garde du gouvernement, et non pas comme
une arrière-garde destinée à relever les blessés et contenir les conséquences
de décisions auxquelles elle n'a pas participé", conclut-il. AP
© Le Nouvel Observateur
voilà
ce qu'il écrivait sur les juges
Flammarion, 1996
Chez nous, l'Etat jacobin longtemps conquérant au nom des droits
de l'homme est désormais rattrapé et subverti par une idéologie
dont il s'est servi sans totalement s'y soumettre.
C'est un Etat prégnant et omniprésent qui assurait dans
notre pays la permanence du lien social. La montée de l'individualisme,
la conviction que l'homme a des droits contre un Etat qui se trompe si souvent,
le dépérissement de l'Etat affronté de plus en plus à
des normes internationales qui le dépassent ou à l'aspiration
du citoyen d'être admnistré au plus près, tout cela tend
à transférer la charge du lien social d'un Etat mythifié
à un Etat de drot. C'est-à-dire à un Etat qui doit se
soumettre lui-même de plus en plus à la loi.
C'est la rançon d'une émancipation irrépressible
de la société civile, qui se traduit dans tous les domaines
par le souhait unanime d'un Etat plus modeste parce qu'il ne se confond plus
avec l'intérêt général.
L'exécutif continue de fait à faire la loi mai, désormais,
une fois qu'elle est votée, il ne la contrôle plus. La loi devient
autonome par rapport à l'exécutif et les juges en sont renforcés
eux-mêmes.
C'est cette transformation difficile que nous vivons, qui constitue
la fin de l'exception française, et dont certains craignent qu'elle
n'entraîne une rupture du lien social. Car la justice qui doit prendre
en charge le maintien du lien social par l'établissement de l'Etat
de droit n'est pas encore en mesure de le faire pleinement. D'une part, elle
n'est ni assez moderne, ni assez indépendante de l'Etat. D'autre part
et dans un combat d'arrière-garde, l'Etat lui-même multiplie
les obstacles au pouvoir des juges, car il voit bien le conflit de légitimité
qui est en train de s'élever.
Beaucoup d'hommes politiques découvrent avec stupeur
qu'ils sont eux aussi soumis à la loi, comme tous les autres citoyens.
Nombre d'entre eux doivent aujourd'hui rendre des comptes,
alors que pendant si longtemps ils ont bénéficié du fait
que l'Etat, qui était leur « chose », dominait la loi et
la justice.
L'Etat ne peut plus soumettre la loi et la justice à sa volonté
et leurs comparutions judiciaires sont symboliques de la restauration du droit.
En même temps, il est paradoxal que les juges d'instruction, institution
la plus archaïque et la plus menacée par l'évolution, soient
les instruments de ce progrès. Raymond Aron observait que ceux qui
commencent les révolutions ne sont jamais ceux qui les achèvent.
L'Administration, représentée par le gouvernement, et
la loi, dont l'application est garantie par les juges, ont toutes les deux
la même légitimité démocratique : elles sont issues
du peuple souverain.
Jusqu'à aujourd'hui, les contradictions ont toujours été
résolues au profit de l'Administration. Désormais, nous évoluons
vers un arbitrage par la loi, prononcé par une institution judiciaire
qui échappera de plus en plus à l'administration de l'exécutif
pour être de plus en plus soumise à la loi seule.
Voici venu le temps des juges. Puissent-ils être dignes
d'une démocratie dont ils doivent être les ultimes gardiens.
Conclusion : Du droit de l'Etat à l'Etat de droit (p.237-239)
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