PS : Emmanuelli veut
s'allier avec Montebourg et Peillon
Le fondateur de Nouveau
Monde, minoritaire au Parti socialiste, va proposer aux militants du Nouveau
Parti socialiste réunis en université d'été à Fouras une "motion commune" pour
le congrès du Mans. "Personne n'est exclu" de cette proposition, "sauf ceux et
celles qui parlent d'une troisième force".
Henri Emmanuelli (Sipa)
Henri Emmanuelli, fondateur
de Nouveau Monde, minorité de gauche du Parti socialiste, va proposer jeudi 25
août aux militants du Nouveau Parti socialiste (NPS) réunis en université d'été
à Fouras (Charente-Maritime) de présenter une "motion commune" pour le congrès
du Mans. S'exprimant devant la presse avant de parler, dans la soirée, devant
les militants du NPS, Henri Emmanuelli a affirmé qu' "une motion commune serait
une garantie politique" et qu'elle "n'hypothéquait rien avec eux". La
question du dépôt d'une motion pour le congrès du Mans (18-20 nov) a été au cœur
des débats depuis plusieurs semaines au sein du NPS. Mercredi, un accord a été
trouvé entre ses deux co-animateurs, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, pour
présenter une motion NPS, excluant des alliances avant le
congrès.
"Personne n'est exclu" "sauf"…
Cela n'a pas
empêché Henri Emmanuelli, invité à venir participer à ces journées de travail,
de venir tenter de convaincre le NPS. "Je ne vois pas de raison d'une motion
séparée", a-t-il dit, assurant que "ce n'est pas un ultimatum" mais "un
souhait". "Personne n'est exclu" de cette proposition de motion commune,
a-t-il ajouté, "sauf ceux et celles qui parlent d'une troisième force", visant
implicitement Bernard Kouchner et Michel Rocard qui ont évoqué une possible
scission du PS en cas de victoire des tenants du non à la Constitution
européenne (parmi lesquels Henri Emmanuelli et le NPS) au congrès du
Mans. "Nous n'avons pas souhaité ce congrès qui se tient à un moment mal
venu", a dit Henri Emmanuelli, "mais nous allons l'assumer". Et, "plutôt que le
comptage des voix", il a affirmé que "l'urgence est à la mobilisation générale"
contre la politique du gouvernement de droite. "L'essentiel est de nous mettre
en ordre de bataille", a-t-il insisté.
Ne pas dire de
mal
Quant aux débats internes au PS, "ils intéressent les
socialistes, mais pas forcément les 15 millions de personnes qui ont voté non"
au référendum sur la Constitution européenne. Henri Emmanuelli s'est refusé à
"toute considération sur les personnes", voulant se consacrer uniquement à
"l'orientation politique" de son parti. "Je ne suis pas un cabinet de
recrutement", a-t-il ironisé, interrogé sur les candidatures possibles tant au
poste de Premier secrétaire que pour la présidentielle de 2007. "Je ne dirai
de mal d'aucun de mes camarades, toute stigmatisation des personnes est
inutile", a-t-il insisté, "nous avons besoin de tout le monde".