DEFENSE
DES CITOYENS
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MINISTRES AVOCATS
Les comportements indignes de ces 2 ministres nécessitent leurs exclusions dans une véritable démocratie
Deux
communiqués de Presse du Syndicat de la Magistrature illustrent la situation et
un arrêt de la CEDH
réductions de peine : inertie
coupable de la chancellerie
Le Syndicat de la magistrature a
adressé ce jour le courrier suivant au garde des Sceaux pour l´alerter sur es
conséquence de l´inertie du ministère de la justice devant les difficultés
d´application du crédit de réduction de peine révélées par le Canard Enchaîné à
la fin du mois d´août
Objet : responsabilité des
magistrats difficultés d´application de l´article 721 du Code de procédure
pénale
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Monsieur le garde des Sceaux,
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Depuis que le Canard Enchaîné s´en
est fait l´écho à la fin du mois d´août dernier, nul ne peut ignorer les
conséquences de la rédaction nouvelle de l´article 721 alinéa 1er du Code de
procédure pénale telle qu´elle résulte de la loi du 9 mars 2004.
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Pourtant, le décompte du crédit de
réduction de peine continue a être effectué par l´administration pénitentiaire
selon les modalités résultant de la rédaction antérieure. Alors que notes et
circulaires sont de plus en plus nombreuses à définir la ligne de conduite du
ministère public, aucune note n´a été adressée ni aux greffes pénitentiaires,
ni aux parquets pour préciser la conduite à tenir.
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Pourtant, si l´on considère que
des personnes détenues peuvent légitimement prétendre à être libérées au terme
d´une application stricte de ce texte, tant les fonctionnaires de
l´administration pénitentiaire que les magistrats, pourraient être exposés à un
risque de responsabilité pénale en application des articles 432-5 et 432-4 du
Code pénal.
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Au delà de la sécurité juridique
des agents du ministère de la justice, la situation est encore plus
inadmissible pour les personnes détenues elles-mêmes, qui voient leur situation
pénale délibérément ignorée par l´administration. C´est d´ailleurs ce qui
semble avoir été récemment à l´origine d´incidents graves au centre de
détention de Châteaudun.
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Dans ces conditions, il nous
semble que la seule réponse apportée jusqu´ici, à savoir une interprétation
juridique fragile, visant à combler le silence de la loi pénale par référence à
un décret (article D115-1 CPP) et à la pratique antérieure, sous la forme d´une
réponse figurant dans la rubrique « foire aux questions » du site
intranet du ministère, n´est pas à la hauteur des enjeux.
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En tout état de cause le silence
actuel du ministère de la justice est difficilement supportable
Un ministre indigne de la République
M. Clément, garde des Sceaux, ose
reconnaître l´inconstitutionnalité de certaines dispositions de la proposition
de loi sur la récidive.
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Il défie les parlementaires de
saisir le Conseil Constitutionnel, exerçant ainsi un chantage inadmissible à
l´opinion publique.
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La non -rétroactivité de la loi
pénale plus sévère est un principe constitutionnel également affirmé par
l´article 7 de la Convention Européenne des Droits de l´Homme. L´incitation
d´un ministre de la justice à la violation délibérée de la Constitution
française et de la Convention européenne est intolérable et présage de
lendemains particulièrement inquiétants pour la démocratie.
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Le Syndicat de la Magistrature
appelle le président de la République et les parlementaires à saisir le Conseil
constitutionnel afin que les principes fondamentaux soient respectés et
rappelés à un ministre indigne de la République.
La CEDH condamne
la rétroactivité de la loi française "anti-Perruche"
LEMONDE.FR |
06.10.05 | 16h25 • Mis à jour le 06.10.05 | 17h02
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n réponse aux
requêtes de deux couples de parents d'enfants nés lourdement handicapés, la
Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France, jeudi 6 octobre,
pour le caractère rétroactif de la loi qui a mis fin à la jurisprudence née de
l'arrêt "Perruche". La grande chambre de la Cour, dont les arrêts
sont définitifs, a déclaré à l'unanimité des 17 juges que les requérants
avaient été victimes d'une violation du "droit au respect de leurs
biens", garanti par l'article 1 de la Convention européenne des droits
de l'homme.
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