Face à l'état des
établissements pénitentiaires, le garde des Sceaux reconnaît avoir "honte" et
appelle à poursuivre leur "humanisation".
Pascal Clément (Sipa)
Le garde des Sceaux Pascal
Clément a reconnu vendredi 20 janvier "une honte" face à la situation des
prisons françaises et appelé à poursuivre "l'humanisation" des établissements
pénitentiaires. Au lendemain du rapport de la Cour des comptes qui épingle
l'état des prisons, le ministre de la Justice a estimé sur Europe-1 que "c'est
sûrement l'un des points les plus douloureux de la démocratie française".
"Certaines prisons sont quasi invisitables tellement on a honte". "Pour
avoir un parc de prisons en bon état, il faut que tous les gouvernements, sans
arrêter, humanisent, construisent", a souligné Pascal Clément. "Avoir des
prisons dignes, cela coûte cher".
Humanisation des
prisons
Le garde des Sceaux a rappelé qu"'en un siècle, il y a le
gouvernement de Jacques Chirac (1986-88) qui a construit 13.000 prisons, celui
de (Edouard) Balladur 4.500, celui de Jean-Pierre Raffarin avec le ministre
Perben 13.330. Le reste zéro". "On ne peut faire une législature sur deux,
l'humanisation des prisons et l'autre législature, où il ne se passera rien", a
déploré Pascal Clément. "Tout sera grosso modo réglé en 2008 au moment où les
prisons qui ont été commandées en 2003 sortiront de terre". "Je voudrais que
cette prise de conscience générale fasse que plus jamais nous n'arrêtions
d'humaniser les prisons quelles que soient les majorités au pouvoir", a conclu
le ministre de la Justice. (AP)