
DEFENSE
DES CITOYENS
3, allée de la Puisaye
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Président de la commission d'enquête
Chargée de rechercher les causes des
dysfonctionnements de la justice
ASSEMBLEE NATIONALE
126, rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Lettre recommandée avec AR N° RA 0414
7842 7FR
Monsieur le
Président,
Conformément
aux articles 140 et suivants du Règlement, la commission d'enquête chargée de
rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l'affaire dit
d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement a été
créée le 07.12.2005 et vous avez été nommé Président de cette commission.
DEFENSE DES
CITOYENS est un parti politique qui a dénoncé, depuis 2001, ce qu'il appelle
La plus grande hypocrisie entoure la fonction de juge d'instruction qui n'existe plus depuis le 01.01.2001 n'en déplaise aux menteurs et bonimenteurs qui s'évertuent, avec la complicité des médias, à taire la réalité parce que sa constatation rendrait illégales toutes les décisions de justice depuis le 01.01.2001 à ce jour.
Cette suppression,
Monsieur le Président, n'est pas le fait d'une erreur de plume ou de tous
autres prétextes mais résulte bien d'une décision intentionnelle de Mme la
Garde des Sceaux du moment Mme GUIGOU auditionnée par vous dans le cadre de
l'innommable affaire OUTREAU.
En
effet, en disposant que « l'article L. 611-1,
premier alinéa, du Code de l`organisation judiciaire est supprimé », l'article
47 de la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 a expressément supprimé le premier
aliéna de l'article L. 611-1 du Code de l`organisation judiciaire, et donc
a expressément supprimé les dispositions du premier alinéa de l'article L.
611-1 du Code de l`organisation judiciaire, à savoir, « il existe, dans chaque
tribunal de grande instance, un ou plusieurs juge d'instruction », les seules
dispositions législatives qui instituaient le juge d'instruction en déterminant
expressément que le juge d'instruction existait, en l'occurrence, rattaché,
dépendant de la juridiction dénommée " tribunal de grande instance" ,
disposition qui déterminaient expressément qu'il existait au moins un juge
d'instruction dans chaque tribunal de grande instance.
Et c'est d'ailleurs bien pourquoi le Sénat, lors de sa séance du
30 mars 2000, avait demandé la suppression de l'article 10. B de ce qui n'était
alors que le projet de loi « Guigou » adopté en première lecture par
l'Assemblée nationale, justement parce que cet article 10.B disposait que
" l'article L. 611-1, premier alinéa, du code de l'organisation judiciaire
est supprimé"
Le Sénat a voté la suppression de cet article 10.B, car en
disposant que " l'article L611-1, premier alinéa, du code de
l'organisation judiciaire est supprimé" , cet article 10. B supprimait les
seules dispositions qui instituaient le juge d'instruction en déterminant
expressément que le juge d'instruction existait, dépendant, rattaché,
appartenant au tribunal de grande instance,
« il existe, dans chaque tribunal de grande instance, un ou plusieurs juge
d'instruction ».
En
effet, reprenons ici, extraits du Journal Officiel de la République, les termes
mêmes employés, au nom de la Commission des lois du Sénat, par le Sénateur
JOLIBOIS, Monsieur _Charles JOLIBOIS interpellant Mme Elisabeth GUIGOU,
ministre de la Justice et Garde des Sceaux, pour soutenir l'amendement n° 24, amendement
n° 24 qui proposait de supprimer l' article 10. B du projet de loi adopté par
l'Assemblée Nationale, cet article 10.B qui, en disposant que "l'article L
611-1, premier alinéa, du code de l`organisation judiciaire est supprimé",
supprimait " il existe, dans chaque tribunal de grande instance, un ou
plusieurs juge d'instruction »
«
L'Assemblée nationale a décidé de supprimer l'article du code de l'organisation
prévoyant la présence d'au moins un juge d'instruction dans chaque tribunal de
grande instance. C'est peut-être une piste intéressante pour la rationalisation
de la justice pénale, mais il semble souhaitable de mener une réflexion
approfondie sur ce sujet. Nous ne pouvons nous prononcer maintenant, dans le
cadre d'une réforme du code de procédure pénale"
Pour vous en
convaincre, il vous suffira de l'entendre sur ce sujet bien précis ainsi que le
sénateur M. JOLIBOIS très au fait de cette situation voulue par Mme GUIGOU et
les partis majoritaires à l'assemblée nationale.
Cette
suppression du juge d'instruction ne devait bénéficier qu'aux initiés le
Président de la République en premier lieu et les politiques qui traînent des
casseroles juridiques.
Cette
situation a profité à l'installation d'une république des juges, au courant de
cette magouille politique, qui en a
usé, abusé et fructifié sans plus aucun contrôle des politiques et des
assemblées instituées.
Cet état de
fait a engendré OUTREAU mais combien d'OUTREAU sont passés sous silence?
La France
entière est à l'écoute de vos auditions, certains même comme votre collègue Arnaud MONTEBOURG le jeudi 19 janvier 2006 indique que votre commission d'enquête est disqualifiée?
Dans
votre commission siège le député M. Georges FENECH, ancien magistrat et
responsable des dysfonctionnements de la justice auteur d'un ouvrage :"
Pour en finir avec le juge d'Instruction", lequel n'a qu'une réelle
mission régulariser la situation scabreuse dévoilée ci avant dans la présente
comme il a été "missionné"
dans le cadre de l'affaire tout aussi scandaleuse de la non application
de l'article 721 du code de procédure pénale au prétexte du projet de loi sur
la récidive.
Nous lui
avons écrit le 03.06.2005 et communiqué l'ensemble du dossier sur l'inexistence
du juge d'instruction et sa seule réponse a été l'édition de son livre.
Nous avons
soulevé, à multiples reprises des exceptions de nullité justement sur
l'inexistence du juge d'instruction sans succès la justice ne répondra jamais
en droit à celles-ci le danger était grand, l'impartialité et la probité des
juges disparaissaient.
Monsieur le
Président nous ne cherchons pas qu'un scandale éclate mais l'assurance que vous
mettrez fin à cette hypocrisie désastreuse sans intérêt aujourd'hui face au
séisme judiciaire qui fera de vous soit le rédempteur de la démocratie soit le
complice d'une oligarchie, organisée en mafia, qui tient les rênes du pouvoir.
Vous serez
n'en doutez pas, devant les français les démocraties et l'histoire, celui par
qui la démocratie sera restaurée ou son fossoyeur.
Nous vous
souhaitons bonne chance et d'avance, pour la France, nos vœux de réussite dans
cette entreprise courageuse qui devra être la vôtre.
Nous vous
prions d'agréer, Monsieur le Président, nos salutations les plus respectueuses.
Le Président
Claude
KARSENTI