
DEFENSE DES
CITOYENS
Association enregistrée sous le N°16109470 à la Préfecture d’Antony le
13/01/1998,
Parution au JO du 07/02/1998 N° 2240 Domiciliée au 3 allée de la
Puisaye 92160 Antony.
A
M. Philippe HOUILLON
Député de la Nation
Président de la commission
des lois
Rapporteur de la commission
d’enquête dans l’affaire OUTREAU
Par télécopie au 0130731113
et au 0140639433
Objet :
AFFAIRE LAMY Samuel
Monsieur
le Député,
Le
09.05.2008, en compagnie du Père FRIGAULT, nous vous avons rencontré à votre
mairie pour vous entretenir de l’affaire LAMY Samuel.
Au
cours de cet entretien, je vous ai communiqué plusieurs documents qui attestent
de l’innocence de M. LAMY Samuel sacrifié par toute l’institution judiciaire
pour ne pas accuser le véritable auteur du coup de feu mortel sur M. Serge
ROUET en la personne d’un collègue à la suite d’une fusillade et par
l’utilisation du fusil MOSSBERG jamais expertisé comme d’ailleurs l’arme de
service de M. ROUET dont les munitions auraient été remises à la veuve en
« souvenir macabre » pour échapper à l’ expertise.
Lors
de cet entretien, vous avez refusé de prendre la clé USB contenant le dossier
complet de l’affaire LAMY et vous nous avez assuré de votre réponse.
Le
08.09.2008, vous écrivez, en réponse à un courrier de M. LAMY, que vous n’êtes
pas habilité, en tant que député, à examiner des affaires dans lesquelles des
justiciables estiment être lésés par un dysfonctionnement ou victimes d’erreurs
judiciaires sans porter atteinte à l’indépendance de l’autorité judiciaire,
intervenir dans une procédure, émettre une appréciation sur les décisions
rendues ou en modifier la portée.
Je vous ai rappelé, lors de cet entretien,
les pièces irréfutables qui attestent de l’innocence de M. LAMY comme nous
savons qui est l’auteur du tir meurtrier qui a tué son collègue M. ROUET et
ceux qui ont fomenté ce complot contre LAMY au premier desquels M. HOSSAERT
Jacques substitut du procureur de la république, Mme RECHTER puis le procureur
CAVAILLES et toute l’institution judiciaire pour couvrir ces crapuleries
jusqu’à M. GASTEAU, Président des Assises de Rouen, parfaitement au courant
avant audience de ces faits au point qu’il a refusé, au titre de l’article 275
du CPP, que j’assiste M. LAMY Samuel et rendre irrecevable la constitution de
partie civile de DEFENSE DES CITOYENS.
Vous
n’ignorez pas non plus notre intervention auprès de M. VALLINI , chargé de
rechercher les causes des dysfonctionnements de la justice dans l’affaire
Outreau conformément aux articles 140 et suivants du Règlement, sur la fonction
du juge d’instruction, extraits:
« La
plus grande hypocrisie entoure la fonction de juge d'instruction qui n'existe
plus depuis le 01.01.2001 n'en déplaise aux menteurs et bonimenteurs qui
s'évertuent, avec la complicité des médias, à taire la réalité parce que sa
constatation rendrait illégales toutes les décisions de justice depuis le
01.01.2001 à ce jour.
Cette
suppression, Monsieur le Président, n'est pas le fait d'une erreur de plume ou
de tous autres prétextes mais résulte bien d'une décision intentionnelle de Mme
la Garde des Sceaux du moment Mme GUIGOU auditionnée par vous dans le cadre de
l'innommable affaire OUTREAU.
En effet, en disposant que « l'article
L. 611-1, premier alinéa, du Code de l`organisation judiciaire est supprimé »,
l'article 47 de la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 a expressément supprimé
le premier aliéna de l'article L. 611-1 du Code de l`organisation judiciaire,
et donc a expressément supprimé les dispositions du premier alinéa de l'article
L. 611-1 du Code de l`organisation judiciaire, à savoir, « il existe, dans
chaque tribunal de grande instance, un ou plusieurs juge d'instruction », les
seules dispositions législatives qui instituaient le juge d'instruction en
déterminant expressément que le juge d'instruction existait, en l'occurrence,
rattaché, dépendant de la juridiction dénommée " tribunal de grande
instance" , disposition qui déterminaient expressément qu'il existait au
moins un juge d'instruction dans chaque tribunal de grande instance.
Et c'est d'ailleurs bien pourquoi le Sénat, lors de sa
séance du 30 mars 2000, avait demandé la suppression de l'article 10. B de ce
qui n'était alors que le projet de loi « Guigou » adopté en première lecture
par l'Assemblée nationale, justement parce que cet article 10.B disposait que
" l'article L. 611-1, premier alinéa, du code de l'organisation judiciaire
est supprimé"
Le Sénat a voté la suppression de cet article 10.B, car en
disposant que " l'article L611-1, premier alinéa, du code de
l'organisation judiciaire est supprimé" , cet article 10. B supprimait les
seules dispositions qui instituaient le juge d'instruction en déterminant
expressément que le juge d'instruction existait, dépendant, rattaché,
appartenant au tribunal de grande instance,
« il existe, dans chaque tribunal de grande instance, un ou plusieurs juge
d'instruction ».
En effet, reprenons ici, extraits du Journal Officiel de la
République, les termes mêmes employés, au nom de la Commission des lois du
Sénat, par le Sénateur JOLIBOIS, Monsieur _Charles JOLIBOIS interpellant Mme
Elisabeth GUIGOU, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, pour soutenir
l'amendement n° 24, amendement n° 24 qui proposait de supprimer l' article 10.
B du projet de loi adopté par l'Assemblée Nationale, cet article 10.B qui, en
disposant que "l'article L 611-1, premier alinéa, du code de
l`organisation judiciaire est supprimé", supprimait " il existe, dans
chaque tribunal de grande instance, un ou plusieurs juge d'instruction »
« L'Assemblée nationale a décidé de supprimer l'article du code de
l'organisation prévoyant la présence d'au moins un juge d'instruction dans
chaque tribunal de grande instance. C'est peut-être une piste intéressante pour
la rationalisation de la justice pénale, mais il semble souhaitable de mener
une réflexion approfondie sur ce sujet. Nous ne pouvons nous prononcer
maintenant, dans le cadre d'une réforme du code de procédure pénale"
Dans votre commission siège le député M. Georges
FENECH, ancien magistrat et responsable des dysfonctionnements de la justice
auteur d'un ouvrage :" Pour en finir avec le juge d'Instruction",
lequel n'a qu'une réelle mission régulariser la situation scabreuse dévoilée ci
avant dans la présente comme il a été "missionné" dans le cadre de l'affaire tout aussi
scandaleuse de la non application de l'article 721 du code de procédure pénale
au prétexte du projet de loi sur la récidive.
Nous
lui avons écrit le 03.06.2005 et communiqué l'ensemble du dossier sur
l'inexistence du juge d'instruction et sa seule réponse a été l'édition de son
livre.
Nous
avons soulevé, à multiples reprises des exceptions de nullité justement sur
l'inexistence du juge d'instruction sans succès la justice ne répondra jamais
en droit à celles-ci le danger était grand, l'impartialité et la probité des
juges disparaissaient. »
De
tout cela la preuve en a été apporté lors de l’audition de M. BOT Yves le
08.03.2006,
Cela a été confirmé lors de l'audition de M. Yves BOT par les
membres de la commission OUTREAU objet de notre communiqué de presse suivant:

PARTI POLITIQUE
DEFENSE DES
CITOYENS
3, allée de la Puisaye
92160 Antony
http://www.defensedescitoyens.org
contact@defensedescitoyens.org
COMMUNIQUE N°52
09.03.2006
COMMISSION
OUTREAU
AUDITION DE M.BOT
LE 08.03.2006
Le magistrat a surpris son auditoire en prônant
carrément la suppression du juge des libertés et de la détention (JLD) créé en
2000, par une réforme d'Elisabeth Guigou, membre de la commission, et qui
statue sur l'incarcération provisoire des suspects et qui a supprimé le juge
d'instruction
"Le
JLD est une fausse bonne idée. Cela a abouti à une dilution des
responsabilités", a-t-il tranché, rompant avec un discours très nuancé.
Soudain
le vice président M. Jean Paul GARRAUD apostrophe M. BOT:
"
il en a été de même de la fausse bonne
idée de la suppression du juge d'instruction! "
Un
moment de flottement dans l'assemblée,
Aussitôt
M. VALLINI s'adresse à M. BOT, au rictus prononcé,:
"surtout
n'en parler pas hors la présence de Mme GUIGOU et M. FENECH."
Tous deux complices l'une pour avoir supprimé le juge d'instruction
depuis le 01.01.2001, l'autre pour avoir été informé par nous de cette
découverte qu'il a transformé en un livre: "pour en finir avec le juge d'instruction"
Aussi, s’agissant des seules dispositions qui
instituaient le juge d’instruction, en les supprimant, l’article 47 de la loi
n° 2000-516 du 15 juin 2000 édicte que le juge d’instruction est réputé n’avoir
jamais existé, « réputé n’avoir jamais existé » qui, en langage
juridique, veut dire qu’il doit être considéré que le juge d’instruction n’a
JAMAIS existé
Et c’est bien pourquoi, sciemment, la Commission
des lois de l‘Assemblée Nationale UMP, ne reprend pas le terme exact de la
loi, « supprimé » : si la Commission de l’Assemblée Nationale UMP ne
parle pas de « suppression » mais de « abrogation », c’est
pour tenter, ça oui, vraiment TRÈS maladroitement, de dissimuler que, si certes
à l’origine c’était à l’anticipation d’une réforme de la carte judiciaire que
répondait la volonté du législateur, après que la réforme des pools judiciaires
a été abandonnée (1999), c‘est par anticipation d‘une possible réforme de la
carte « politique », traduisez « au cas où le citoyen CHIRAC n’aurait
été réélu Président de la République, qu’à répondu la volonté du citoyen
CHIRAC, lui qui, en tant que Président de la République, comme condition à la
promulgation de la loi renforçant la présomption d’innocence et les droits des
victimes, a exigé, qu’au texte amputé des dispositions amendées par le Sénat le
17 juin 1999 (voir page 4), soit rajouté un article qui re-dispose que le
premier alinéa de l’article L. 611-1 du Code de l’organisation judiciaire est
« SUPPRIMÉ » :
La Commission des lois de l’Assemblée Nationale UMP tente
de dissimuler que, en fait de couper le lien entre le juge d’instruction et le
Tribunal de grande instance, l’article 47 de la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000
a coupé le lien entre le juge d’instruction et la légalité.
Lors
de notre entretien je vous ai montré des actes qui prouvent de l’organisation
des dysfonctionnements de la justice dans l’affaire LAMY notamment les procès
verbaux des débats truqués.
Nous
regrettons vivement votre impuissance à intervenir dans une démocratie prise en
otage par l’ UMP et le PS au pays des droits de l’homme bafoués dans lequel
vous représentez le Peuple souverain.
Pouvez-vous
dormir tranquille ? moi non !
Nous
continuerons ce combat sans vous et dénoncerons les crapuleries et toutes les
crapuleries d’où qu’elles viennent.
Nous
vous prions d’agréer, Monsieur le député de la Nation, nos salutations
distinguées.
Le
Président
Claude
KARSENTI