Le Conseil des ministres
de rentrée s'est déroulé sous le signe de la catastrophe aérienne qui a coûté la
vie à 152 Français au Venezuela.
Dominique de Villepin (SIPA)
Le Conseil des ministres de
rentrée s'est déroulé jeudi 25 août en grande partie sous le signe de la
catastrophe aérienne qui a coûté la vie, le 16 août, à 152 Français, avec une
communication du ministre des Transport Dominique Perben sur la sécurité
aérienne. Arrivés sous le crachin à 10h00, les membres du gouvernement ont
quitté l'Elysée peu avant midi - une longueur exceptionnelle pour un conseil des
ministres -, évitant pour la plupart de répondre aux questions de journalistes,
alors qu'un timide soleil faisait son apparition. "C'était un Conseil des
ministres extrêmement studieux, et en même temps assez grave, compte tenu que
nous sommes tous vraiment encore sous le choc de la catastrophe aérienne qui a
touché tant de nos compatriotes sur le continent sud-américain", a résumé Gilles
de Robien (Education nationale). "Un conseil des ministres studieux mais qui
nous remet tout de suite dans le bain", a commenté pour sa part Jean-François
Lamour. "Il a duré assez longtemps. Les sujets étaient nombreux et
importants."
Ordonnances Outre une série de projets de loi
de ratification d'ordonnances et d'ordonnances nouvelles à caractère technique,
l'ordre du jour du Conseil comportait notamment une communication du ministre de
l'Outre-mer François Baroin sur la catastrophe aérienne du 16 août et une autre
du ministre des Transports Dominique Perben sur la sécurité des avions
desservant le territoire français. François Baroin a rendu compte de son
déplacement au Venezuela et à la Martinique et Dominique Perben a énuméré les
mesures dont il a proposé la mise en oeuvre pour renforcer la sécurité
aérienne. Jacques Chirac a réuni les deux sujets: "J'étais hier en Martinique
pour l'hommage national aux victimes de la catastrophe du vol
Panama-Fort-de-France. Cette catastrophe a eu lieu à un moment où se multiplient
les accidents aériens. Le drame survenu encore cette semaine au Pérou l'a
dramatiquement confirmé".
Cap des 100 jours
A l'approche du
cap des 100 jours, fixé par le Premier ministre Dominique de Villepin pour
recréer "les conditions de la confiance avec les Français", le porte-parole du
gouvernement Jean-François Copé s'est toutefois voulu positif en rendant compte
de la réunion. "L'esprit dans lequel se trouve notre équipe est à la fois
empreint de beaucoup de détermination et de tonus par rapport à la charge lourde
qui nous a été confiée par les Français", a-t-il affirmé. "Ce qui doit primer
dans l'action, c'est le courage, c'est la détermination, c'est aussi la
lucidité", a-t-il ajouté, confiant que "dans les mois à venir, il y a quelques
raisons de penser que certains indicateurs se porteront mieux."