M.KARSENTI Claude                            Ministère de la Justice

DEFENSE des CITOYENS                    M. le Ministre, M. PERBEN

3, allée de la Puisaye                                13 place Vendôme

92160 Antony                                         75042 Paris cedex 01

 

 

Objet : SNECMA, escroqueries, délit d’initié   Le 31.10.2002

Copie : M. CHIRAC

 

Monsieur le Ministre,

 

Vous l’avez constaté comme moi la Presse de gauche, aujourd’hui, révèle les exactions commises par les dirigeants de la SNECMA qu’elle se refusait de révéler lorsque la GAUCHE était au pouvoir à l’instar du journal « LE MONDE », le « Canard Enchaîné » ou « Libération » qui avait reçu l’intégralité de mes plaintes relatifs à une importante fraude sur un marché d’Etat militaire n° 72040 organisée en partie par l’actuel PDG de la SNECMA M. Jean Paul BECHAT qui était responsable de la DIVISION AERONAUTIQUE de la Filiale HISPANO SUIZA et pour lequel j’exerçais les responsabilités de gestion économique et financière de la dite Division.

 

Le Ministre de la DEFENSE, M. Charles HERNU « franc maçon » me recevait par l’intermédiaire de M. Emile BLANC son Chef de Cabinet pour évoquer, preuves à l’appui, de cette fraude en présence du Commissaire du Gouvernement  M. Louis HARDY.

 

M. Emile BLANC, rédacteur d’un tract du parti socialiste en ma possession, a donné l’ordre de mon exécution à M.BECHAT qui est même venu témoigner contre moi  me portant l’estocade devant le Conseil des Prud’Hommes de Boulogne Billancourt sûr que mes actions pénales resteraient sans suite du fait de l’implication de l’Etat.

 

De même, vous constaterez que M. Emile BLANC est toujours au Conseil d’Administration de la SNECMA après être passé à la Direction Générale ou à la filiale SEXTANT ou PDG de la SNPE.

 

La magistrature saisie, dans son ensemble, a cautionné ces actes délictueux et s’est rendue coupable au titre de l’article 432.1 du code pénal ou encore de l’article 434.4 alinéa 2 de ce même code sans parler du non respect du serment prononcé…

 

En conséquence, une procédure judiciaire sera de nouveau engagée les faits n’étant pas prescrits s’agissant de vols commis au préjudice de la Nation et de son armée et de délits dissimulés du fait de l’implication de l’Etat.

 

Cette affaire était aussi portée à la connaissance du Président de l’Assemblée Nationale du moment M. SEGUIN ainsi qu’à l’actuel Ministre M. DEVIDJAN alors Député Maire d’Antony qui m’a reçu impuissant devant le « barrage » des décideurs aux commandes du moment.

 

C’est pourquoi, sans qu’il soit nécessaire d’une mise en garde, conscient du respect des engagements pris par le Président de la République, je vous remercie de veiller à ce que tous mes dossiers « confisqués » par la justice me soient restitués pour action à suivre, que le délit d’initié de M.Jean Paul BECHAT doit être suivi d’une action en justice ou alors vos propos sur l’égalité des citoyens devant la justice seraient « douteux  voire complices » .

 

Vous n’ignorez pas non plus qu’il est signataire d’une Charte Ethique signé en juin 2001, en ma possession, qui lui retire toutes excuses en matière de conflits d’intérêts et de délit d’initié et vous l’avouerez, les donneurs de leçons, comme M. BECHAT, pour légitimer des exactions passées sont malheureusement   pris à leur propre piège à être plus « blanc que blanc »…

 

De fait, nous n’accepterons pas que le fait de la rétrocession des actions bien mal acquises par M. BECHAT à on ne sait qui, soit un acte suffisant pour le « blanchir » car on imagine tous les voleurs et receleurs agir de la sorte et voir toutes les actions juridiques éteintes…vous prendriez le risque dit « du doigt dans l’engrenage » …et votre probité serait mise en doute.

 

De même, cette lamentable affaire par des coquins, jusqu ‘alors légitimés, devrait vous permettre de remettre de l’ordre dans les sociétés d’Etat du secteur aéronautique et d’éliminer du Conseil d’Administration des voyous comme M. Emile BLANC.

 

Je joins 4 courriers adressés l’un au Ministre des Finances, un autre aux procureurs de Paris et Nanterre qui, à l’époque, n’ont pas cru devoir mettre l’action publique en route et un courrier au doyen Alain PHILIBEAUX, trop longtemps spécialiste d’ordonnance d’irrecevabilité et Doyen au Parquet de Nanterre pour des raisons que vous apprendrez et que je soupçonne liés à la franc-maçonnerie.

 

Je vous remercie de prendre acte de ma volonté pour que la justice passe, pour que cesse les simulacres de justice et que la République Française devienne réellement une démocratie et ne plus être une république bananière.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de la Justice, mes salutations les plus respectueuses.

 

Claude KARSENTI